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dimanche 23 avril 2023

Mariage sur le thème du voyage : # 2 le nom des tables.



Nos futurs mariés étant de grands aventuriers, ils tenaient à ce que nous les suivions, le temps du repas, dans les lieux chers à leur cœur. Pour cela, ils avaient besoin de poteaux indicateurs, un sur chaque table. 

Une grande carte du monde, sur un chevalet à l'entrée de la salle, permettait aux invités de trouver ainsi leur place (pas de photo, les mères des mariés étant, c'est bien connu, toujours un peu débordées lors de ce genre d'événement...).

Pour cette réalisation, très peu de dépenses (si ce n'est un peu de temps) car tout le matériel était issu du recyclage. Des planchettes récupérées sur des cagettes, un fond de pot de peinture acrylique brique, quelques tasseaux de bois pour les tiges et les socles, et un petit pot de peinture d'essai de teinte crème V33. 

Les planchettes ont été découpées, poncées au papier de verre, puis peintes avec deux couches de peinture brique. 


 

Lorsque cette dernière fut sèche, la phase pochoir a pu débuter. C'est surement la partie la plus délicate, mais en respectant bien la méthode, le résultat est toujours assez satisfaisant (peu de peinture sur le pinceau, une bonne tenue du pochoir, un tapotage vertical, et une horizontalité bien respectée pour la pose à égale distance des lettres les unes après les autres).



 

 

Puis les planchettes ont été collées sur les tasseaux de bois formant tige et pied. Un tasseau, sans son panneau encore posé, a voulu cabotiner sur la photo.

 

Petit essai à la maison pour voir si l'ensemble, panneau et menu (voir l'article précédant) est cohérent.

 

Et le jour J,  sous les feux de la rampe !

Ouf, aucune perte d'invité naviguant entre La Havane et Angkor, Santorin ou Cuzco n'a été à déplorer.

Preuve s'il en fallait une, que les petits poteaux indicateurs ont bien joué leur rôle !

lundi 27 mars 2023

Mariage sur le thème du voyage : #1 le tampon pour les menus.


Lorsque notre fiston baroudeur et sa charmante fiancée, tout aussi baroudeuse que lui, décidèrent de se marier, les menus se devaient d'être sur le thème du voyage. Je me suis proposée de les réaliser, et devant le nombre, un tampon s'imposait. 

Mais "Maman" n'avait pas gravé depuis bien longtemps et avait oublié le principe fondamental qui régit la gravure sur gomme : l'effet miroir !



Les étapes furent consciencieusement respectées: dessin sur le papier calque, report sur la gomme, gravage méticuleux et appliqué avec différentes gouges, tamponnage de l'encre noire sur la gomme, application délicate sur une feuille blanche pour le premier essai (permettant les retouches), et on soulève le tampon....

Par une dérive des continents toute personnelle, l'Afrique s'était glissée à l'Ouest de l'Amérique du sud ! Je ne me connaissais pas ce super pouvoir.

 

A ce stade de l'opération, de petites retouches n'étaient plus d'actualité. Il fallait re-graver totalement une nouvelle gomme, ce que je me suis empressée de faire.

Voici ci-dessus la nouvelle gravure, avec l'effet miroir respecté pour qu'une fois tamponnée, l'Afrique reprenne sa place perdue à l'Est de l'Amérique du sud. 


  
 

 Je vous donne rapidement rendez-vous pour la suite .

...suite où cette fois je n'ai pas fait trop de bêtises contrairement à ce premier épisode, et où les jeunes mariés vont nous entrainer aux quatre coins du globe....


mercredi 8 février 2023

La petite commode vintage verte (tuto).

 

Un nouveau bébé est arrivé dans notre famille à la fin de l'année écoulée et qui dit naissance dit bricolage chez La Petite Verrière !

Une petite commode vintage dans laquelle je rangeais mes grandes feuilles de papier bristol, canson et autres, que j'avais laissée depuis des années dans son jus, avait les bonnes dimensions pour une toute petite chambre de bébé. 

L'ouverture des tiroirs avec une poignée centrale n'était pas aisée. Maintes fois j'avais constaté que les tiroirs se bloquaient en début d'ouverture. 

La première étape fut de poncer les pieds à la ponceuse puis au papier de verre pour retrouver une infime mais souhaitable surface de bois.  

 

 

La peinture blanc-cassé qui s’écaillait fut elle aussi éliminée avec des papiers de verre aux grains décroissants. Les poignées centrales furent dévissées.  

Il fallait maintenant gérer ces trous centraux et prévoir ceux pour la pose des nouvelles poignées latérales. 

J'ai acheté des cache-serrure que j'ai fixés sur le trou central avec de petites pointes. Je n'en ai trouvé que de couleur argentée. Nouvelle poignée dorée, cache-serrure argenté, il faudra donc peindre ces derniers de la couleur de la commode.

Ce qui m'étonne toujours lorsque nous bricolons avec mon mari, c'est la façon dont les objets nous guident. Nous avons rarement de choix à faire. L'objet est là, avec son histoire, ses fêlures, ses fractures. Le chemin de la rénovation semble tout tracé, il se déroule naturellement en respectant ce qui au départ semblait être un problème. Et la direction à prendre devient évidente. C'était encore plus flagrant lors de la rénovation de "la grande commode vintage" que vous retrouverez ICI.

Le cache-serrure a été peint lui aussi avec une sous couche blanche d'accroche qui permettra pour le corps de la commode de faire le lien entre peinture ancienne à l'huile (glycérophtalique) et nouvelle peinture à l'eau (acrylique). 

On peut voir sur la photo suivante le cache-serrure posé et les deux fois deux trous pour les nouvelles poignées. C'est assurément, dans cette rénovation, ce qu'il y a de plus délicat à réaliser: la percée précise des trous permet d'avoir des poignées parfaitement alignées horizontalement et verticalement.  

 



 

Les jeunes parents ont choisi cette jolie couleur verte, lumineuse et fraiche à la fois. 

Il ne restait plus qu'à tapisser l'intérieur des tiroirs. Comme chez nous rien ne se perd, j'ai ressorti du grenier la fin d'un rouleau qui nous avait permis de fleurir un petit coin de salle de bain ! Il m'est resté après cette deuxième utilisation, juste de quoi recouvrir deux gros classeurs à levier pour le rangement des recettes de cuisine. Clap de fin pour la tapisserie fleurie !

 



La petite commode me glisse à l'oreille qu'elle est heureuse de sa nouvelle vie. Pièce maitresse dans la petite chambre d'un bébé adorable, emplie de lainages tout doux, de petits chaussons tricotés et d'ensembles ravissants, elle se sent prête à assurer de bons et loyaux services encore de nombreuses années.

 


                                                                                  Tapisserie Isidore Leroy



vendredi 17 décembre 2021

La crêche de Noël en bois d'eucalyptus #2.

Vous avez déjà fait connaissance avec les personnages de notre crèche faits maison ICI. L'étable qui les accueillait était une petite construction du commerce qui avec les années devenait bringuebalente. Je pensais la renouveler par un abri plus épuré et plus sobre.

Aussi lorsque nos amis bretons nous parlèrent de l’eucalyptus de leur verger, mis à terre un jour d'hiver par la tempête, je me suis surprise à rêver.... une crèche en eucalyptus !    

 

Les troncs de bois furent chargés dans la voiture au retour de vacances d'été dans l'Ouest.


Deux planches ont été découpées par un ami menuisier. Je sais, vous allez me dire que j'ai beaucoup de chance, j'en conviens !
 
Des amis bretons qui nous donnent le bois d'eucalyptus, un ami menuisier qui en deux temps trois mouvements avec ses machines nous obtient deux planches parfaites, et un ami potier, qui il y a quelques années, a accepté de rajouter à sa fournée mes santons en argile. 
Cela marche souvent ainsi dans les villages. Cet échange de services m'a toujours ravie, ce doux lien qui permet à chacun de bénéficier des belles compétences de tous. 

Une planche (la plus grande) fait office de socle. Elle reçoit trois vis, on peut voir le pas de vis dépassant d'un centimètre. 
 
Des branches plus fines de l'eucalyptus servent de montants. Deux assez verticales et une en forme de fourche. Un pré trou est fait à leur base et elles seront vissées sur la planche inférieure.
 
J'ai percé à la perceuse la planche supérieure (sur la moitié de son épaisseur) de quatre trous permettant de recevoir le bout des montants.


 

Voici la crèche montée et garnie.

Ses lignes sobres, son bois au veinage peu commun mettent mieux en valeur les santons, un peu étouffés dans leur ancienne habitation. 

  

Les rois mages se préparent, mais ce n'est pas encore leur heure d'entrer en scène...


Je vous souhaite un très beau, très doux Noël et une fin d'année lumineuse ! Claudie.

 

vendredi 5 novembre 2021

La feuille en cuir (tuto).




Les feuilles d'automne brunes et rousses jonchent l'herbe du verger et cet immense tapis m'enchante !  
A l'intérieur de la maison aussi, les feuilles ont envahi la table de bricolage...
 
Il y a bien longtemps, j'avais acheté et gardé en réserve des chutes de cuir pour réaliser de petits objets. Mon tapis de souris en moche-tissu-synthétique étant devenu une chose informe, l'occasion d'utiliser ce cuir pointa alors son nez. 
Une forme de feuille me tentait, mais laquelle choisir ? 
 
Cette photo, prise au printemps, n'est absolument plus d'actualité j'avoue. Mais la fraicheur de ce vert fait du bien, même s'il est totalement anachronique !



Il fallait tout d'abord vérifier que cuir et souris fassent bon ménage. 
La glisse est bonne, l'écriture et la lecture seront aisées.



J'ai choisi une forme de feuille qui est un mix de celles retenues. 
Il faut une forme pleine, pour avoir le plus de surface possible donc un dentelé discret sur le pourtour.
Voici mon gabarit sur une feuille A4. 

 

La découpe aux ciseaux, ici dans un cuir d'autre ton, est extrêmement simple.
 
En fait, je pensais en rester là: une jolie forme, dans un matériau noble. 
C'est alors que mon grand Fiston passa derrière mon épaule et me dit:
"Sympa M'man tes empreintes de pas de dinosaures ! ". 
J'en fus perplexe...
La forme était trop simple, pas assez travaillée ? 
L'objet n'était pas suffisamment "lisible" ?  



Alors à la machine à coudre, j'ai tracé des nervures à ce lourd-pas-de-dinosaure-antédiluvien pour qu'il se transforme en une légère-feuille-d'aujourd'hui. 
 
J'ai utilisé un fil assez épais, et un point plus large qu'habituellement. Un pied en Téflon peut vous faciliter la glisse mais il est loin d'être indispensable.
J'ai arrêté les points à 2-3 mm du bord, tiré les fils sur l'envers, et fait un nœud à la main entre les deux brins en laissant 5mm de fil après chaque nœud avant de couper. 






La phase couture était déjà terminée. 


Une seule épaisseur de cuir était insuffisante. Pour une meilleure tenue, il en fallait deux.  
J'ai ensuite encollé régulièrement le dos de la feuille au pinceau en prenant soin de rabattre les fils vers l'intérieur.




Dans la phase "essais", je m'étais aperçue que si la partie tannée était contre la table, la prise en main de la souris était très malaisée. La feuille glissait, et je n'avais aucune précision. 
Il fallait que l'envers de la feuille soit brut, non tanné. 

C'est pourquoi il faut poser la partie encollée sur du cuir tanné. 
La découpe de la partie inférieure se fait très facilement avec de bons ciseaux, en suivant celle de la partie supérieure.

J'aurais pu, pour gagner un peu de matière, réaliser le dessous de la feuille en carton ou dans un matériau d'autre nature. Mais cet objet étant destiné à être offert, il fallait qu'il soit beau jusqu'au bout. 


 

C'est alors, qu'après le rebondissement "dinosaure", il y eu ...le rebondissement "coutures". C'était prévisible et je ne l'avais pas anticipé. Les coutures empêchaient totalement la glisse de la souris sur la feuille ! 

J'ai alors séparé mon armada de feuilles en deux contingents: celles encore sans coutures serviraient de tapis de souris, et les autres seraient transformées...en repose-clefs.

"La feuille à nervures" fut donc reconvertie en un petit objet devenu depuis indispensable chez nous. Les clefs sont toujours au même endroit (ce qui était rare avant), le meuble sur lequel nous les jetions ne souffre plus. 

Et même sans clef, l'aspect maroquinier de cette petite chose aux coutures style sellier plait à tous.   


lundi 14 juin 2021

La table basse vintage en rotin (tuto de sa rénovation)

Les beaux jours reviennent, des jours doux comme les tons de cette petite table et légers comme son poids plume lorsque nous déplaçons cette nomade. 
Chinée il y a plusieurs étés, je n'avais jamais pris le temps d'aller la chercher au grenier pour la rénover. 
La famille s'agrandissant, une nouvelle disposition de la grande pièce centrale de la maison s'est imposée et avec elle le besoin d'une deuxième table basse.
 
Parfaite pour le dedans/dehors, au rythme des saisons, elle accompagne l'hiver la table rectangulaire basse en bois, et l'été une toute petite collègue en rotin elle aussi.  

 
      



Le rotin était en très bon état. Mais le dessus de la table recouvert d'un plastique beige, taché et déchiré, était par contre à revoir totalement.




L'aggloméré qui constitue le plateau présente des creux et des bosses, certains en regard des fixations des trois pieds. 
J'ai égalisé ce mini relief avec de la pâte à bois, poncée après séchage avec du papier de verre de plus en plus fin. 
Ce dernier calé contre un morceau de bois plat permet une meilleure préhension. 




Les derniers morceaux du plastique sont éliminés avec précision au cutter.



 
Une partie du plateau se décollait, se séparait du cerclage de rotin. 
Un peu de colle à bois passée au pinceau, trois serre-joints, quelques heures de séchage...




.....et notre petite table en rotin est prête à recevoir la première de ses deux couches de peinture.



Celle ci est passée avec un mini rouleau pour plus de régularité. 
J'aime utiliser les petits pots de chez V33 (Colorissim), vendus à la base pour permettre de faire des essais de tons avant le choix définitif et l'achat de pots conséquents. 
Pour de petits bricolages, ils sont parfaits. la gamme est assez étendue. Ici j'ai utilisé le ton "Ivoire" en finition satin. 


 
La voici qui fait la belle dehors, sous la petite verrière, en compagnie de sa jeune comparse !





La photo suivante illustre la version "dedans" de la petite table en rotin. 
Elle a été prise cet hiver, au chaud, près du poêle à bois, le reflex dans une main et une tasse de thé fumant dans l'autre.