jeudi 12 novembre 2020

Le Ginkgo Biloba de Beaune.

Lors d'un déplacement sur Beaune je suis tombée (longuement!) en admiration devant un Ginkgo Biloba aux dimensions assez extraordinaires. 

J'ai laissé sur la photo la voiture blanche un peu inesthétique, car même si elle est dans un plan plus lointain, elle nous donne une échelle. 

 


Lorsque j'ai levé le nez, d'innombrables feuilles d'or animées par un petit vent scintillaient dans le soleil. Un instant suspendu, un moment d'exception....


Je me suis alors renseignée (Wiki) sur cet arbre que je connaissais assez peu. Il s'appelle aussi "abricotier d'argent" ou "arbre aux 40 écus" (c'est la somme très importante à l'époque-XVIII siècle- qu'avait donnée un botaniste français pour l'achat de cinq spécimens) ou "arbre aux 1000 écus" pour le tapis d'or de feuilles bilobées que l'on trouve à ses pieds en automne. 

Il est apparu sur terre environ 40 millions d'années avant les dinosaures, et est un véritable fossile vivant. Son espèce est la plus ancienne espèce d'arbre connue. Concentré tout d'abord en Chine, il passe alors au Japon et en Corée au XII siècle. Il est devenu le symbole de la ville de Tokyo. Il serait potentiellement immortel. Aucun prédateur, parasite, ou maladie ne peut l'atteindre. Seul l'homme (encore lui !) ou des problèmes telluriques et climatiques pourrait le détruire. 

Il est particulièrement utilisé en médecine dans les pathologies cérébrales et vasculaires pour ses propriétés antioxydantes.  

 

Aujourd'hui, il accompagnait le vieil homme dans sa promenade solitaire.  

 
 

« La feuille de cet arbre, qui, de l’Orient,
Est confiée à mon jardin,
Offre un sens caché
Qui charme l’initié.
 
Est-ce un être vivant,
Qui s’est scindé en lui-même,
Sont-ils deux qui se choisissent,
Si bien qu’on les prend pour un seul ?
 
Pour répondre à ces questions,
Je crois avoir la vraie manière :
Ne sens-tu pas, à mes chants,
Que je suis à la fois un et double ? »

J. W. von Goethe. Le Divan oriental-occidental, Ginkgo biloba

(traduction de Henri Lichtenberger)

mardi 3 novembre 2020

Voyager.

Voyant le bonheur que j'ai à voyager sur les blogs-amis, à me réchauffer de leurs textes, leurs traductions, leurs poèmes, leurs lectures, leurs photos, leurs déambulations, leurs partages, leurs recettes, leurs coups de cœur, leurs rêves...je ne pouvais pas laisser dans mon ordinateur les clichés pris lors d'une balade près du petit lac, une semaine avant ce deuxième confinement.

 

L'automne est la saison qui lui sied le mieux. Elle l'habille de couleurs fantastiques ! Les photos n'ont pas été retouchées, le reflet du ciel était bleu profond dans le lac, la forêt déclinait une palette de roux et de verts. J'ai regretté ce jour là de n'avoir pris que mon téléphone portable (assez basique), j'aurais pu obtenir une meilleure qualité de clichés... "toujours prendre le vieux réflex, même s'il pèse à l'épaule".



Être là, 

maintenant, 

dans la barque, 

au cœur du Lac.         

 


Sur les berges, les pêcheurs cachent à peine leurs embarcations dans le fouillis des branches et de leurs reflets.

  

 
 
Ça et là, des bancs plus que sobres pour s'assoir devant le grandiose.




Le bel endormi...


J'espère vous avoir à mon tour pris par la main et emmenés voyager autour du petit lac. 

Merci à vous toutes (et quelques tous !) qui enchantez mon quotidien par vos blogs, Merci du temps que vous passez à rédiger, à insérer, à rechercher, à traduire, à pester parfois contre l'ordi et ses caprices, le tout très généreusement. 

Et Merci aussi à tous ceux qui nous lisent, nous encouragent et nous motivent. 

Ensemble, souvent sans nous connaitre, nous tissons des liens chaleureux, amicaux qui étayent un peu des quotidiens devenus difficiles pour certains. Prenez bien soin de vous.