dimanche 3 septembre 2017

Les papillons en organdi pour les dragées du baptême (tuto).



Je suis heureuse de vous retrouver en ce début septembre !
J'espère que votre été a été reposant et vivifiant à la fois. J'aimerais prolonger un peu cette belle saison avec de la douceur, de la tendresse et beaucoup de légèreté. C'est pourquoi je vous propose aujourd'hui ce petit tuto. 

Pour le baptême du dernier des Loulous cet été, je voulais des contenants pour les dragées, poétiques, décoratifs sur la table, et rapides à réaliser (il en fallait 35 et j'étais un peu juste en temps !). 
J'ai mixé deux sources d'inspiration. 
Tout d'abord l'idée des papillons dans le beau livre " Fêtes des Bébés " de Brigitte Bichard & Agathe Lévêque que j'avais trouvé à la médiathèque, et celle d'Isabelle Leloup (MC Idées n° 102) relayée tout dernièrement sur le blog de Marie-Paule Faure ICI.


J'ai dessiné sur une simple feuille blanche la moitié d'un papillon, que j'ai ensuite dupliquée sur une source de lumière pour plus de symétrie. Pour un papillon pouvant contenir 15 à 20 dragées, la hauteur est de 13,5 cm et la largeur de 16 cm.
 


Le patron a été posé sur deux épaisseurs d'organdi blanc, et c'est là que l'astuce d'Isabelle Leloup donne de la vie, de la légèreté, une transparence des bords, presque du mouvement aux ailes de mes papillons. 
Tout simplement en les décalant un peu !
J'ai cousu sur tout le pourtour en laissant une fente de 2 cm pour laisser passer les dragées. Les points de couture ont été un peu agrandis par rapport à une couture classique.
L'ouverture sera fermée avec un étroit ruban de satin blanc, simplement placé avec une grosse aiguille. 


Vous trouvez ci-dessous mes essais.  
. Je ne vous montre pas le papillon en "toile à beurre", il était mou, ne se tenait pas du tout...on l'aurait cru métamorphosé en méduse !
. Celui du haut de la photo est en "organdi" mais il a été cousu avec les deux parties non décalées. 
. Celui du bas en "tarlatane"...bof, les mailles sont trop lâches ce qui rend les dragées trop apparentes, et le tissu s’effiloche.


Coudre de l' organdi a été un vrai bonheur !  
Les bords restent nets après la découpe, le tissu semble légèrement empesé donc se tient bien et je trouve le mot "organdi" très poétique, très distingué, à la hauteur de cette belle occasion (beaucoup plus que "toile à beurre" ou "tarlatane" !)  
 


 

Cette petite couture était vraiment très plaisante, les "antennes-ruban" complétant ensuite joliment ces contenants tout en douceur. 
Et j'ai même pu assister à une belle envolée !


 Et découvrir une invitée surprise à la séance photo !


Une fois les dragées dégustées, j'ai suggéré aux invités de remplir les petites bêtes de lavande, de faire quelques points à la machine ou à la main et de les laisser "papillonner" à leur guise dans une pile de linge !


Infos "lavande" recueillies lors de la visite, avec un guide, du Musée-Distillerie de la lavande de Saint Remèze:

La lavande est le symbole de "la tendresse" que ne démentent pas sa couleur douce, ni ses propriétés apaisantes et antiseptiques.  
C'est une plante rustique, qui pousse un peu partout, même sous des climats assez froids contrairement à ce que l'on pourrait penser.
Elle aime les terrains arides, pauvres et drainés, il faut la planter sur une petite butte, ajouter aussi des cailloux dans sa terre. Elle se plait en plein soleil.
La récolter en coupant les inflorescences (tiges fleuries) lorsque seules quelques fleurs apparaissent.
La laisser sécher et l'égrener pour la mettre en sachet dans vos armoires. L'huile essentielle de lavande se présente sous forme de gouttelettes fines, visibles à la loupe binoculaire sur les grains de votre récolte, et son odeur est facilement réactivée à chaque pression ou écrasement. Les sachets seront donc efficaces très, très longtemps.
Pour avoir une lavande sans trop de bois mort, il ne faut pas hésiter à la tailler très court l'automne venu, ne laisser que 2 ou 3 cm de vert.
Attention, une lavande a une durée de vie assez courte (8 à 10 ans). Aussi il faut la renouveler et là, rien de plus simple, couper un morceau de bois avec quelques feuilles et il suffit de planter ce dernier en terre (attention pas la partie feuillue). Arroser au moment de la plantation puis quelques fois encore, puis cesser. C'est vraiment une plante facile et fort sympathique !  

vendredi 21 juillet 2017

Le déjeuner sous les pommiers.

Les beaux mois de juin et juillet de cette année, ont été propices à des déjeuners et à des soirées avec nos amis et notre famille. Mais lorsque la journée est caniculaire, le séjour sous la petite verrière devient très vite étouffant, aussi nous nous replions alors sous l'ombre douce des pommiers du verger.


Comme Marie-Paule Faure est pour moi un maitre en matière de décoration, de composition de bouquets, j'ai voulu suivre ses préceptes à la lettre, mais je me suis un peu égarée...
Pour commencer, je me suis rappelée d'une de ses phrases que je vous cite: " Je me promène souvent un sécateur à la main ". J'ai donc arpenté la campagne munie d'un grand panier et d'un sécateur !  
J'étais très fière de ma récolte, du beau, du délicat, des tons en harmonie.


Des ombelles à la dentelle encore plus ciselée vue par dessous.


J'ai pris le temps d'en déloger gentiment tous les habitants, eux n'étaient pas invités !




Dans mes vases de fleuriste en zinc, agrémentée de quelques roses, ma récolte me faisait honneur. 


J'avais rassemblé des contenants charmants (compotiers, saucières de brocante) permettant des bouquets bas pour la grande table ...
...et c'est là que tout a dérapé, j'ai suivi l'appel des hortensias !
Il faut dire qu'ils étaient superbes, pas encore grillés comme maintenant par le grand soleil. L'hortensia est comment dire...un peu généreux, surtout s'il est rose. 
Du blanc aurait été plus discret, mais je n'en ai pas dans notre jardin. 
Et là, je me suis retrouvée avec des bouquets certes ravissants, mais qui n’avaient pas le charme discret, subtil et champêtre de ceux de Marie-Paule. J'étais même à l'opposé de ce que j'aime tant chez elle. Un mélange si naturel de fleurs, de verdure, parfois de baies, que le bouquet donne l'illusion d'être un charmant morceau de haie que des fées auraient agencé avec magie.
La preuve en images, en consultant le dernier article de son blog ICI. 


Les quelques ombelles et fleurs des champs ont été bien vite écrasées par le foisonnement rose des hortensias.



J'avais certes une table bien fleurie, mais au départ ce n'était pas tout à fait ce que j'avais prévu.


Les bouquets se mariaient tout de même bien avec les vieux draps monogrammés servant de nappe.


Avec le stress de la journée, j'ai oublié beaucoup de choses, de repasser les pans de la nappe, de prendre des photos la table mise, puis je me suis rappelée la dernière phrase du livre de Marie-Paule Faure " Recevoir simple et chic " que je vous cite: "...il faut accepter que TOUT ne soit pas parfait, qu'il y ait des accrocs, des faux-plis, des ratages et même des catastrophes.
Parce que c'est à l'image de la vie, que les vrais amis sont bienveillants et surtout parce que jamais, absolument jamais, ça ne gâchera les moments heureux. "  

Merci Marie-Paule, cette phrase m'a fait énormément de bien !


Les amis furent heureux et la journée fût si douce sous l'ombre fraiche et généreuse des pommiers !


Je vous souhaite un été tendre et amical, ensoleillé et reposant, et je vous retrouve sous la petite verrière après une courte pause estivale. Je vous embrasse. 

lundi 10 juillet 2017

Les suspensions en macramé.

Sous la petite verrière (si, si elle existe vraiment), il y a un mur un peu vide, enfin il y avait un mur un peu vide. J'avais très envie de le végétaliser et je voulais occuper le moins de place possible au sol, car la petite verrière est par définition...petite. 


J'ai trouvé dans le livre " Inspirations Bohèmes " de Carine et Anne Sophie (de Hello Blogzine) publié chez Eyrolles, un diy pour réaliser des suspensions en macramé. 
C'est extrêmement simple et le mélange cordelette de coton, perles de bois rend tout à fait bien sur le crépis blanc cassé.





Vous me voyez ici en train de faire les nœuds.


Pour plus de facilité, j'ai attaché l'anneau à une poignée de porte et je l'ai bloqué avec de la Patafix.


Pour moi qui ne sais pas crocheter et si peu tricoter, obtenir cette série de nœuds réguliers a été une grande joie ! 




Que ce soit au cours de la journée...


...ou au soleil couchant, ce pan de mûr ainsi habillé est devenu un coin où l'on aime se poser, prendre un verre, lire, regarder le soleil se perdre dans les arbres du fond du verger. 


Là, il faut que je vous laisse, l'Homme a déjà fini son verre de jus de pommes (bio et Home Made), et j'ai bien peur qu'il s'attaque au mien !



Verres, pot de fleur, tables: Brocante.
Lanterne Ikéa. 
Fauteuil Adirondack: La Redoute...il y a plusieurs années. 
Livre " Mémoire de fille " d'Annie Ernaux chez nrf. 

mardi 27 juin 2017

Le bulletin de santé du citronnier.

Vous vous souvenez de notre petit citronnier, sorti d'un long coma à l'issue incertaine. 
Vous pouvez retrouver l'histoire de son sauvetage ICI (clic).
En cette période de canicule, j'ai une grande envie de vert, de frais, de renouveau et le bulletin de santé du petit citronnier tombe à point. 
La photo ci-dessous date de deux mois, lorsqu'après les dernières gelées, il a quitté le garage et a rejoint l'abri de la petite verrière.  


Il nous a même fait l'offrande d'un beau citron !


Maintenant, il trône en majesté dans le jardin de Mr LPV, sert de piste d'envol aux papillons, frémit lorsqu'une brise se lève, replie un peu ses feuilles quand "le couchant darde ses rayons suprêmes" comme a dit Verlaine.  





Et il y côtoie de beaux spécimens: 

Les côtes de bettes jaunes,


Les laitues craquantes,

 
Les courgettes rondes de Nice,


Et les choux !
- " Mais chéri, les feuilles de tes choux sont écartées, ils ne "pomment" pas ! "  
- " Tu sauras, jardinière du dimanche, que le chou se forme doucement, et au cours du temps, il apparait au cœur, un chou bien fermé, bien serré, et là on dit que le chou "pomme".





mercredi 7 juin 2017

Prénom en fil de fer et tissu #2 .

Ma filleule est l'heureuse maman d'un petit Gaspard tout neuf. 
Je voulais écrire son prénom en fil de fer et adoucir le métal par un apport de tissu. 
Après quelques galops d'essai sur papier, j'ai opté pour des rouges gorges. 


J'avais déjà utilisé cette option pour le cadeau de la petite Ella. 
Vous trouverez le Tuto avec tous les renseignements techniques, diamètre du fil de fer, étapes successives, méthode de collage puis découpe du tissu ICI (clic).


Contrairement au prénom réalisé pour Ella, j'ai ici utilisé deux tissus pour les oiseaux de gauche, gorge rouge oblige ! 
Il y a donc une couture sur la petite pièce de tissu collée. 
Pour l'oiseau de droite, on peut reconnaitre un petit détail du tissu du tipi ICI (clic).
 

Les petits volatiles sont ici vus de plus près, 




Le rouge gorge en bois, est intrigué par ces drôles de congénères qui ont pris place autour du prénom du petit bout d'homme...
Bienvenue à toi Petit Gaspard !