jeudi 25 février 2021

Le tabouret indus (tuto).



Dans l'échelle de la difficulté, la rénovation de ce petit tabouret indus se situe bas, très bas. En effet, ce fut très simple de donner un coup de jeune à cette petite chose trouvée en brocante il y a plusieurs années et qui attendait son jour de gloire dans le sombre de notre grenier. 


 


 

Après l'avoir bien nettoyé, il a suffit de dévisser les quatre vis qui retenaient l'assise en bois. Puis j'ai poncé cette dernière avec une petite ponceuse électrique mais j'aurais très bien pu le faire à la main, avec un simple papier de verre (petit aparté pour ceux qui n'ont pas d'outils, ce bricolage est vraiment accessible à tous !) Pour une protection optimale, le bois a reçu deux couches de vernis incolore mat. 

La partie métallique a été recouverte d'une sous-couche d'accroche qui permet de faire le lien entre la peinture d'autrefois (glycérophtalique, à l'huile) et la nouvelle teinte choisie (acrylique, à l'eau).

J'ai passé un peu de papier de verre sur les têtes de vis pour éliminer la rouille.  

 

Et c'est tout. Le petit tabouret industriel peut alors faire le beau !



J'ai parfois du mal à effacer toutes traces du passé d'un objet arrivé jusqu'à nous. Ici la structure métallique tubulaire n'est pas tout à fait régulière, elle a subi quelques chocs encore bien visibles. Elle " a vécu " selon l'expression couramment employée. Toute la valeur du tabouret est dans ce petit détail. Il existe des rééditions, bien lisses, bien nettes, bien neuves. Mais tellement moins précieuses à mes yeux.

C'est aussi le genre de petit objet aux fonctions multiples. Très mobile, il connait en détail chaque pièce de la maison pour s'y être baladé ! J'aime les objets qui ainsi permettent de moins posséder, de désencombrer, de vivre avec moins. Véritables couteaux suisses, ils s’adaptent aux besoins du moment. 

Depuis qu'il est descendu de l'obscurité de son grenier il a été.... porte-plante, 


 
  puis table de chevet dans une chambre,  
 



Pour l'instant, en ces jours d'hiver bien gris et sans clarté, il accompagne bien joliment celui que j'appelle mon "petit établi d'horloger". Cette table très étroite, peu encombrante me permet de petits bricolages demandant peu de place mais une belle luminosité. Placée devant une baie vitrée, je profite de la vue, des allers-retours des mésanges et chardonnerets, des premières poussées d'un printemps qui commence à pointer son nez. 

La petite table a été réalisée avec une planche de mélèze trouvée chez le menuisier de notre village (3,5 cm d'épaisseur, 43 cm de large et un mètre de long) et de quatre pieds de la marque Tiptoe. Encore un exemple de meuble aux multiples fonctions: établi pour petit bricolage, desserte, bout de table, petit bureau pour un ordinateur portable, table pour un beau moment avec un Loulou autour d'un jeu de société...

Et vous, avez-vous des meubles multifonctions qui se déplacent au gré des besoins, des saisons, des événements de votre vie ? 



Livre "Sagesse de l'herbe" d'Anne le Maître, éditions Transboréal. Passionnant ! "Plaidoyer pour le respect du vivant conduit, par la contemplation et le lâcher-prise, à la sagesse de l'herbe avec laquelle il est urgent de renouer".

Verre porcelaine de Limoges, brocante.

Quatre pieds de table "Tiptoe".

mercredi 20 janvier 2021

Froid, givre et... merveilles !

Partir un jour un peu triste, sans soleil, sur le chemin, dans le froid et le givre.
Monter, grimper, s'élever dans un silence rompu parfois par le clapotis d'une source ou le chant d'un oiseau.
Croiser des merveilles.
Admirer.







 
 
 

        

 

Essayer de déchiffrer les inscriptions du XVième siècle, transformées par le givre en hiéroglyphes, sur les tombes du très ancien cimetière. 

 

 

 

 

Monter toujours.

Et arriver au petit Ermitage.

Contempler longuement, paisiblement, le village tout en bas, au loin dans la vallée. 

 

mercredi 6 janvier 2021

La carte de voeux brodée d'or.

Le dernier Marie Claire Idées, celui de Noël, présentait cette année de très charmantes étiquettes, boules, pampilles, pochettes, brodées d'un fil doré. Je m'en suis inspirée pour réaliser quelques cartes de vœux. 

Le magazine préconisait d'utiliser du "papier chiffon" totalement inconnu de la librairie-papeterie de ma petite ville. J'ai utilisé des feuilles de mon carnet d'aquarelle et cela va parfaitement bien. Le papier doit être épais et découpé irrégulièrement au doigt et non aux ciseaux pour un effet optimal.   

J'ai trouvé tard (bien trop tard, seulement pour les deux dernières cartes !) l'idée de perforer le papier AVANT de broder, sur le tracé marqué au crayon. Piquer l'aiguille sur l'envers et retomber pile sur les lettres tracées à l'avant de la carte...a été complexe. Le rendu pour ces premières broderies était un peu chaotique et irrégulier (cela peut avoir son charme...). 

J'ai brodé au fil doré DMC, un brin suffit amplement. Cela permet d'utiliser une aiguille très fine, donc seul de petits trous marquent le papier .



Sur la photo quatre, l'irrégularité des lettres (encore non prétrouées) apparait. On peut voir aussi que les trous du végétal sont ouverts par le passage de l'aiguille pourtant fine. Pour un meilleur rendu, j'ai écrasé un peu chaque trou avec la petite boule d'un outil à embossage appelé "embossoir". Des vœux personnalisés ont été écrits sur l'arrière de la carte au crayon doré en utilisant le pourtour laissé libre.

 

  

Que cette Année Nouvelle vous soit d'une grande douceur, qu'elle vous apporte une belle lumière, de l'énergie et beaucoup d'Amour ! 

 

 

jeudi 24 décembre 2020

"Bonheur du jour".

Marie Gillet, qui nous ravit presque quotidiennement avec les articles de son blog "Bonheur du jour", a publié aux éditions de l'Harmattan, un livre "Avec la vieille dame" qui atteint ce jour les 100 exemplaires vendus.

Nous voulions, avec plusieurs blogueuses, Tania ("Textes & prétextes", Colo ("espaces, instants"), Brigitte ("Plumes d'anges"), Dominique ("A sauts et à gambades"), Anne (Still Life), Quichottine , Emma , Denise , célébrer l’événement comme il se doit.

Ce livre est une fenêtre ouverte sur le monde des aidants familiaux, un monde d'abnégation et de don de soi. Pendant des années, la vie de Marie est passée au second plan. Chapeau bas Marie d'avoir accompagné tes parents avec tant de patience et de générosité. Tu as su nous faire vivre au plus proche ce quotidien tellement difficile mais émaillé d'instants précieux. De nombreux aidants vont se reconnaitre dans ce parcours.  

Comme le dit Marie "Bien sûr, par rapport à un succès de librairie, c’est peu sur le plan comptable! Mais le sentiment d’avoir fait du mieux qu’on pouvait est bien là, d’avoir semé des graines par-ci par-là, et surtout d’avoir tendu la main." Ces quelques mots illustrent parfaitement la sagesse de Marie qui fait la veine de son blog "Bonheur du jour". Elle distille pour nous les instants d'une vie simple. La contemplation d'un ciel après l'orage, le bruit des pas sur un tapis de feuilles en automne, le repas partagé avec une personne malade, la joie de recevoir une lettre, celle de porter une soupe à un ami isolé, la traversée de la rade en bateau pour rejoindre la ville... 

Bravo Marie, que cette première centaine de livres vendue soit le début d'un succès. Nous te souhaitons un Joyeux Noël ! Je t'embrasse.   

lundi 21 décembre 2020

La lanterne de Noël !


J'espère que les Emmaüs, Oasis, brocantes et vide greniers... seront à jamais de véritables cavernes d'Ali Baba ! Si nous n'avions pas été en pleine période de Noël, je crois que le lustre ancien probablement de couloir ou de hall d'entrée ne m'aurait pas attiré l’œil. Il reposait bien caché par ses congénères, la douille bien abimée, mais pour le reste...une merveille !

J'ai de suite été séduite par ses fines frises de métal, ses quatre vitres (intactes!) à l'épais verre dépoli orné de gouttes d'eau et par son dessus de métal qui ondoyait joliment. 

 



Il a juste fallu retirer le fil et la douille, ouvrir un anneau pour ôter l'accroche de plafond. Petit bricolage ultra simple en mode "total récup" pour un effet maximum !

Garni d'une bougie à l'extérieur de la maison, mais d'une guirlande lumineuse à l'intérieur, je préfère jouer la sécurité, car le métal sur le dessus chauffe un peu. La prudence s'impose surtout avec nos Loulous dans les parages. 

Et cette petite lanterne participe fièrement au décor de saison de la maison !


 
 
 
 Je vous souhaite un Noël d'une grande douceur, 
et une Année Nouvelle heureuse, avec de l'énergie, de la patience - il en faudra sûrement encore un peu - et surtout beaucoup de Joie ! 
 
 

jeudi 3 décembre 2020

Les jolis motifs des petits sablés.

Pour ces sablés, pas de recette, vous avez sûrement la vôtre et celle-ci était peut-être un peu trop riche en beurre !

L'info du jour n'est pas la recette mais le petit truc surgi du fond des âges.

Une jolie astuce de ma grand-mère m'est revenue alors que je cherchais à décorer les petits disques de pâte. Ma Mémée avait peu de moyens, ne disposait pas d’emporte-pièce "comme ceux utilisés par la cuisinière du Château du village" qui était une de ses amies d'enfance. 

Elle utilisait le dessous d'un verre un peu travaillé, décoré de motifs géométriques avec lequel elle imprimait plusieurs fois sa pâte. 

Puis, elle retournait le verre, centrait son motif et pressait sur le verre pour former un disque parfait. Elle séparait alors, avec la pointe d'un couteau, le verre et le gâteau en devenir qu'elle disposait sur la plaque de cuisson.  

 

J'ai utilisé des emporte-pièces, je suis mieux équipée que ma Mémée et presque autant que la cuisinière du Château de son village ! Et ils m'ont dispensée de l'habile petit coup de pointe de couteau.

 


 

Et vous, avez-vous des astuces, culinaires ou autres, venues de votre enfance ?

Ces petits gestes qui remontent de très loin sont des souvenirs d'une tendresse infinie, des bonbons que l'on savoure, des savoir-faire tellement précieux, un héritage inestimable.  


jeudi 12 novembre 2020

Le Ginkgo Biloba de Beaune.

Lors d'un déplacement sur Beaune je suis tombée (longuement!) en admiration devant un Ginkgo Biloba aux dimensions assez extraordinaires. 

J'ai laissé sur la photo la voiture blanche un peu inesthétique, car même si elle est dans un plan plus lointain, elle nous donne une échelle. 

 


Lorsque j'ai levé le nez, d'innombrables feuilles d'or animées par un petit vent scintillaient dans le soleil. Un instant suspendu, un moment d'exception....


Je me suis alors renseignée (Wiki) sur cet arbre que je connaissais assez peu. Il s'appelle aussi "abricotier d'argent" ou "arbre aux 40 écus" (c'est la somme très importante à l'époque-XVIII siècle- qu'avait donnée un botaniste français pour l'achat de cinq spécimens) ou "arbre aux 1000 écus" pour le tapis d'or de feuilles bilobées que l'on trouve à ses pieds en automne. 

Il est apparu sur terre environ 40 millions d'années avant les dinosaures, et est un véritable fossile vivant. Son espèce est la plus ancienne espèce d'arbre connue. Concentré tout d'abord en Chine, il passe alors au Japon et en Corée au XII siècle. Il est devenu le symbole de la ville de Tokyo. Il serait potentiellement immortel. Aucun prédateur, parasite, ou maladie ne peut l'atteindre. Seul l'homme (encore lui !) ou des problèmes telluriques et climatiques pourrait le détruire. 

Il est particulièrement utilisé en médecine dans les pathologies cérébrales et vasculaires pour ses propriétés antioxydantes.  

 

Aujourd'hui, il accompagnait le vieil homme dans sa promenade solitaire.  

 
 

« La feuille de cet arbre, qui, de l’Orient,
Est confiée à mon jardin,
Offre un sens caché
Qui charme l’initié.
 
Est-ce un être vivant,
Qui s’est scindé en lui-même,
Sont-ils deux qui se choisissent,
Si bien qu’on les prend pour un seul ?
 
Pour répondre à ces questions,
Je crois avoir la vraie manière :
Ne sens-tu pas, à mes chants,
Que je suis à la fois un et double ? »

J. W. von Goethe. Le Divan oriental-occidental, Ginkgo biloba

(traduction de Henri Lichtenberger)