mercredi 17 juin 2020

Recette des griottes à l'eau de vie macérées au soleil (façon Pierrot)


Notre vieux voisin Pierrot n'est plus depuis plusieurs étés, et quarante années de doux voisinage ont laissé des traces dans nos cœurs, mais pas seulement...
Il nous avait livré ses connaissances sur le potager, le verger, les oiseaux, la terre et sa fertilité, les abeilles, les ravageurs, les taupes... la liste est très longue.

nnnn

Sa recette, assez originale des griottes à l'eau de vie, permet d'obtenir des fruits fermes et succulents.  
Vous pouvez la réaliser avec des griottes à la chair rouge vif, ou avec des merises (fruit du merisier sauvage), leur chair est rouge foncé très sombre.


La recette si simple :

. Après avoir soigneusement lavé les fruits, les avoir séchés, coupez alors les queues à 1cm.
. Puis remplissez les bocaux (marqués 1 kg) jusqu'à 1cm du bord.
. Ajoutez alors dans chaque bocal, une tasse de 200 grammes de sucre et une même tasse d'alcool de fruit. J'ai choisi ici de l'alcool de pomme mais vous pouvez utiliser du marc (alcool de raisin) 



  . Fermez alors les bocaux et laissez les pendant 15 jours au soleil (et c'est là le secret de Pierrot ! ) . Les retourner de temps en temps pour aider le sucre à fondre.


    . Au bout de 15 jours, le jus a pris une belle couleur, il recouvre totalement les griottes.



Je rentre alors les bocaux dans la cave (endroit sombre et frais).
Ils attendent les réunions familiales et les petites perles grenat seront dégustées dans des verres à pied de taille modeste, trouvés en brocante.

J'aime aussi répartir les griottes dans des bocaux un peu plus petits: ce sont des cadeaux gourmands très appréciés.
Bien sûr selon la formule "A consommer avec modération" !




Pierrot nous avait précisé que les fruits, dans leur enveloppe de verre étaient exposés à la lumière du Soleil mais aussi à celle de la Lune.

Je ne sais si vous êtes tentés par cette recette, mais lorsque je sers cette gourmandise à nos invités, je leur précise toujours qu'elle est " gorgée de rayons de Soleil et de rayons de Lune ".
Cela fait toujours son petit effet !

Griottes du verger, merises du verger de Pierrot ou de nos promenades,
Alcool de pomme maison, sucre blond ou roux bio,
Carte Mamikou. Le compotier vient de chez le potier de notre village.

vendredi 12 juin 2020

Max, Simon, Lila et les autres.... Prénoms en fil de fer et tricotin #3 (tuto).

Depuis six mois, il y a eu de nombreuses naissances dans notre entourage. 
Quel bonheur de voir la venue de ces petits combler jeunes parents, frères et sœurs !

Lorsque j'ai appris l'arrivée de Max dans le foyer de nos amis, j'étais heureuse pour eux, et.... ravie que ce beau prénom soit très court et qu'il ne comporte ni accent, ni point, deux éléments un peu délicats pour ces prénoms en fil de fer et tricotin. 
C'était sans compter sur le X !


Je n'avais encore jamais plié de fil pour représenter un X.  
Pas d'Alexandre, de Félix, d'Axel à l'horizon...aucune expérience en fil de fer et tricotin pour cette lettre. 
Après de nombreux essais, j'ai opté pour la solution de droite, malgré un triple passage de fil dans la partie verticale du X. 


Et il s'est avéré que ce triple passage semblait être le bon choix. La lettre est harmonieuse, les deux parties bien dessinées.



Simon et Lila sont frère et sœur. Pour la naissance de Lila, j'avais réalisé une guirlande de tissus aux tons et imprimés bohème ICI. Pour leurs deux prénoms, j'ai choisi des couleurs de laine un peu passées, qui se coordonnent bien avec celles de la guirlande. 


Ici l'étape fil de fer. 




Et ici les doux prénoms se côtoient pour la photo sur un vieux drap de chanvre que j'utilise en nappe. 
Le tuto pour réaliser ces cadeaux de naissance est à retrouver ICI et Là.















On souhaite une vie toute belle et particulièrement douce à Max, Simon, Lila, Alice, Louis, Anna, et Paul !




Cubes fisher price, laines de ma réserve, animaux Schleich (brocante) sur un morceau de bois flotté de la côte ouest.

mardi 19 mai 2020

Le Délice de Noël, Rhubarbe/Orange.

Non, non le confinement ne m'a dérangé l'esprit.
De Noël, je confirme !



Cette délicieuse gourmandise de saison (la rhubarbe est à son apogée dans le jardin) se situe entre la confiture et la compote. 
C'est la vedette des confitures de la maison, nous en remplissons chaque année de nombreux pots. 
Les saveurs raffinées se déploient avec une belle harmonie, les unes après les autres, orange, rhubarbe, gingembre...

Avant, je la réalisais en début d'hiver (saison de l'orange) d'où son nom avec de la rhubarbe de printemps que j'avais fait congeler. 
Au magasin Bio, cette semaine il restait encore quelques oranges. Je me suis précipitée pour cuisiner cette confiture avec pour la première fois de la rhubarbe fraiche. 
Et je ne l'ai pas débaptisée !

La recette: 

700 g de rhubarbe du jardin, épluchée et en petits morceaux.
500 à 600 g de pommes Idared (ou les plus proches) Bio en petits morceaux.
800 g de sucre Bio.
1 jus de citron Bio.
3 oranges Bio en petits morceaux. 
1/2 doigt de gingembre...Bio. 

. Cuire d'abord les morceaux d'oranges avec un peu de sucre prélevé sur les 800 g pendant une dizaine de minutes après le début de l'ébullition. 



. Ajouter les morceaux de pommes, les morceaux de rhubarbe, le sucre, le jus de citron. 
La pomme se sent peu. Elle permet surtout la prise et donne une belle texture à l'ensemble. 
. Faire cuire alors le tout 30 à 40 minutes après le début de l'ébullition.
. Mixer avec un robot à pied plongeant. L’ensemble est réduit en purée grossière, sauf de nombreux morceaux d'écorces d’oranges qui doivent rester entiers. 
. Vérifier la cuisson: une grosse goutte de confiture déposée sur une assiette que l'on penche doit "perler" c'est à dire rester immobile.
. Râper le 1/2 doigt de gingembre. 
. Faire rechauffer quelques minutes le tout après mixage pour retrouver la température de mise en pot. 
Ces derniers parfaitement propres sont fermés de suite, le vide se fera dans l'heure qui suit. 

La proportion de sucre est beaucoup moins importante que dans une confiture classique, cette gourmandise laisse une belle part aux fruits. C'est pour cette raison aussi qu'il faut bien respecter le temps assez long de cuisson.

Avec un thé, un petit gâteau sec, ce "délice de Noël" est vraiment divin !

Vous pouvez trouver dans les pages précédentes d'autres confitures, de Cédrat, de Mûre, de Figue, et d'Orange amère avec la Bergamote.
 

samedi 9 mai 2020

Promesse....

Dans ce troisième et dernier volet écrit pendant le confinement, le mot Promesse revenait souvent. Nous nous posons tous de nombreuses questions. Les bonnes résolutions fleurissent ici et là. 
Allons-nous prendre un chemin plus sage, moins consumériste, moins polluant, plus égalitaire ? 
Nous le devons aux jeunes générations, ce ne devrait pas être négociable. 

Dans une Nature déjà très épanouie, lors de la promenade d'une heure, tout ce qui était en germe, en À Venir m'attirait l’œil et semblait me dire : " Tous ces boutons, ces céréales encore vertes, ces ébauches de fleurs et de fruits sont autant de promesses qui vont être tenues par la Nature ".  

Et nous, allons-nous tenir les nôtres ? 
 


Des boutons de pivoines, prêts à éclater, plus gros que des balles de ping-pong !




 Une récolte qui s'annonce abondante.



Encore et encore des fleurs à venir.








Généreux, le cerisier du verger lui aussi promet une profusion de délices juteux !


Vous questionnez-vous beaucoup sur cette vie d'après qui s'ouvre à nous ? 
Comment la voyez-vous ?

Prenez encore bien soin de vous ! 
 

jeudi 23 avril 2020

Tenir !

Ce confinement dure et des vagues de découragement s'entendent ici et là. Au téléphone des amies solitaires n'en peuvent plus dans leur appartement exigu, des personnes âgées de la famille souffrent de ne plus voir les leurs, certains parents sont de plus en plus exaspérés par leurs petits, contraints de courir, chahuter, crier dans un très petit périmètre. 

Alors que les projections dans un futur même proche, tiennent de la prophétie, que tout semble étriqué, enfermé, entravé, la Nature elle, explose littéralement. 
Le mois d'Avril n'a jamais été aussi ensoleillé et éclatant !

La Clématite devant la maison, affiche une robe pourpre fournie et promet, avec sa petite centaine de boutons, un fleurissement exceptionnel.


La Spirée croule sous le poids de ses fleurs blanches.


Les Boules de neige, à la sphère souvent parfaite, prennent le ciel d'assaut.


Notre vieux pommier, le plus vieux du verger, celui aux branches les plus accueillantes pour les baskets des petits, nous présente tout simplement cette année, un feu d'artifice ! Il n'a jamais été si vaste et dense. Vu son grand âge, j'espère que ce n'est pas son chant du cygne... 


La lumière peine à percer sous ses hampes fleuries si compactes.


Ici une brochette de futures pommes en petits bouquets bicolores. 


Ce blog étant tout de même un espace dédié au bricolage (et à de modestes idées créatives), je reviens avec les photos ci-dessous aux fondamentaux. 
Cette idée m'avait été donnée par mon amie Mamikou, il y a bien longtemps. 
Il est très facile de concevoir un abreuvoir pour oiseaux avec trois éléments simples à trouver. 

 .  Une grande soucoupe en argile qui est utilisée habituellement sous un pot de fleur (ici diamètre 31cm).
 .  Un tube d'argile creux (ici de diamètre 20,5 cm et hauteur 31 cm).
 .  Et un très joli caillou bien poli par le courant, trouvé dans le lit d'une rivière au cours d'une promenade !


J'aime la sobriété de l'ensemble, son aspect japonisant. 


Les oiseaux aiment s'y désaltérer en toutes saisons. Bien sûr lors des canicules, mais aussi en hiver, lorsque tout est gelé. Je place alors un peu d'eau tiède qui va geler en une petite demi-heure mais qui avant, aura étanché la soif de plusieurs de nos petits compagnons à plume.


Il est fréquent de les voir aussi prendre un bain, s'ébrouer parfois bruyamment, sans aucune crainte des paires d'yeux amusés qui les contemplent. 
Je n'ai pas été assez rapide hier mais trois mésanges bleues semblaient bien s'amuser. A grand renfort de petits cris, battements d'ailes, gouttes d'eau projetées, il m'a semblé qu'elles étaient dans leur jacuzzi !


Prenez bien soin de vous, c'est toujours un peu plus difficile d'être attentif dans la durée. 
Tenez bon ! 
Je vous embrasse. Claudie.  


             "Cœurs de Marie"

dimanche 22 mars 2020

Combattre !

Nous avons un jardin potager et un verger, enfin jusqu'à présent je disais "l'Homme a un jardin potager et un verger" m'y investissant assez peu. Je râlais souvent contre l'isolement à la campagne, le cinéma, la médiathèque à plusieurs kilomètres de voiture, l'impossibilité de partir à pied, légère, panier au bras faire quelques courses. La situation actuelle change tout ! 
"Mon jardin je t'aime !" ai-je envie de lui crier aujourd'hui. 

Pour ceux qui vivent en ville, en appartement, avec ou sans enfants, souvent sans balcons, voici quelques photos cueillies très tôt ce matin, à la fraiche dans un calme que je supportais mal avant... mais cela c'était avant !






Un parterre de primevères près d'une maison de pierre de mon village lors d'une promenade. 
Il illumine l'arbre encore en dormance. 


Et ces dernières pâquerettes pour Anne !


Les médecins et les épidémiologistes prévoient pour les semaines qui arrivent la fureur d'une vague assez terrible. 
Les soignants combattent sans relâche, jusqu'à l'épuisement dans des conditions extrêmes. 
Lorsque l'on entre dans de telles professions, on connait les contraintes et on accepte les risques. 
Il ne s'agit pas d'être des héros, mais comme dit Camus en parlant du Dr Rieux "de bien faire son métier".

Le combat des confinés est plus simple. 
En sortant le moins de fois possible pour des courses seulement indispensables (pas chaque jour pour deux yaourts et quatre mandarines), en respectant les consignes de distance, et surtout en restant chez soi, vous vous protégez et vous protégez aussi les soignants. 
C'est une nécessité vitale pour tous !
Comme a écrit dans Libération Cristana Comencini, romancière italienne " Ça n'arrive pas tous les jours de sauver l'Italie en restant en pyjama."

Prenez soin de vous, des vôtres, et ainsi vous prendrez soin de nous tous.  
Je vous embrasse. Claudie. 

vendredi 6 mars 2020

"La forêt des 29"




Ce petit livre de poche arrivé sur mon bureau, fatigué, taché, écorné a une double histoire. 
Celle du grand voyage qui a été le sien et celle écrite par Irène Frain il y a presque une dizaine d'années. 

Il m'a été rapporté par notre jeune couple de Globe Trotters (notre fils et sa compagne) parti l'été dernier pour un road trip en Asie de plusieurs mois. 
Trouvé au Cambodge près d’Angkor dans une "bibliothèque-boutique portative", le livre a ensuite parcouru avec eux les routes du Laos, puis de la Malaisie. Il a voyagé en bus, en vélo. Passant d'un pays à l'autre en train, il a logé la plupart du temps chez l'habitant et dans des auberges de jeunesse. Il a été lu, lentement, en regardant le soleil se coucher, en écoutant le bruissement de la forêt. Souvent à deux voix chuchotées lors de l'étape, pour ne pas déranger, mais aussi parfois à voix hautes pour couvrir le grondement du cours d'eau près duquel le jeune couple s'était reposé d'une marche. 
Je mesure, à la volonté de le ramener, combien il a été précieux pour eux, le coup de cœur ressenti loin de leur pays. Nos jeunes voyagent en effet toujours extrêmement léger, n'ayant en tout et pour tout qu'un petit sac à dos chacun, si petit qu'il passe aisément dans la catégorie "bagage à main " à l'aéroport ! 

Si seul le strict nécessaire les accompagne, là bas à l'autre bout du monde, il leur a paru essentiel de glisser ce livre dans leurs bagages. J'ai voulu savoir pourquoi. 

Aussi, à leur retour devant leur enthousiasme, j'ai commencé sa lecture. Après une première partie peut-être un peu longue, l'histoire vraie de Djambo se met en place. 
Nous sommes en Inde, dans le Rajasthan en 1485 (la fin du moyen âge chez nous) et ce jeune paysan fuit, à la tête d'un petit groupe, la famine et l’épidémie qui ravage sa région. La sécheresse s'est installée après une déforestation massive. Il fallait du bois pour brûler les morts mais aussi pour construire les palais de plus en plus mirifiques des puissants. 
Arrivés sur une colline, ils fondent une communauté avec des préceptes d'une immense modernité. 
Djambo semble être assez exceptionnel, il est "méditatif et réceptif aux signaux qu'il reçoit du monde". Pour lui "il n'y a d'autre religion que le respect total de la Nature, des animaux, des arbres et aussi des plantes". 

"Et rappelez-vous que la nature est un corps, un corps immense dont nous ne sommes nous, les humains, qu'une infime partie. Mais si petits soyons nous, nous nous en sommes pris à ce corps et l'avons gravement blessé. A nous de le guérir, non par une religion de plus mais par une nouvelle façon de vivre, une humble façon...et soyons patients car le seul lieu des hommes, ce n'est ni leur champ, ni leur village, ni leur ville, ni même leur pays. C'est le temps."

Il a réussi à fédérer des centaines de personnes, d'anciens "adorateurs de Shiva, de Vishnou, de la Matriarche Noire et même des Fils du Croissant (pour qui leur Dieu n'a pas d'image, ils se nourrissent de viande de vache, ne brûlent pas mais enterrent leurs morts)". 

Les préceptes de Djambo sont arrivés jusqu'à nous soit transcrits par Udo son fidèle compagnon, soit portés par la tradition orale. Ce qui est assez stupéfiant dans l'énoncé de ces préceptes, c'est la résonance qu'ils trouvent maintenant en 2020. 
Djambo et ses compagnons ont écrit 29 règles "pourquoi pas 28 ou 30, non 29 ça s'est trouvé comme cela". 
Irène Frain est partie en quête des 29 préceptes de cette micro-société qui avant l'heure abolissait les castes, protégeait la femme, avait obtenu des terres fertiles et éradiqué la famine. 
En langue du désert, 29 se dit "Bishnoïs". Et l'on trouve encore en Inde de nombreux représentants des "Bishnoïs". 
Je vous laisse découvrir quelques uns des 29 préceptes qui m'ont le plus marquée: 
           "  1: Pendant trente jours après l'accouchement, tenir la mère et l'enfant à l'écart de la communauté; dispenser la femme de tout travail, afin de lui éviter les infections et de permettre son rapide rétablissement" 
..............9: Toujours réfléchir avant de parler, filtrer ses paroles avec le même soin que son eau et son lait. 
.............18: Étendre le principe de compassion à tous les êtres vivants. 
.............19: Ne jamais s'en prendre aux arbres verts. N'utiliser que du bois mort. 
.............20: Détruire en soi toute forme de passion, colère, cupidité, jalousie, envie. "

Et ce dernier que je trouve si délicat : 
............29 "Ne pas utiliser de vêtements teints en bleu afin d'épargner les fleurs de l'indigotier qui, pour obtenir cette couleur sont précipitées dans l'eau bouillante" .

La liste se complète d'autres prescriptions qui sont rigoureusement observées.
  "Réserver un dixième des récoltes pour l'offrir aux animaux sauvages "
  " Ne compter que sur soi-même et sur la communauté, ne rien attendre des puissants".....

En parcourant le livre d'Irène Frain, j'ai mieux compris l'enthousiasme de mes jeunes, et leur volonté d'inclure ce livre dans leur (maigre) bagage !
Peut-être avez-vous déjà lu le livre d'Irène Frain ? Ce livre a-t-il été marquant pour vous ? 

Je n'ai cessé de faire pendant sa lecture, des parallèles avec notre monde d'aujourd'hui, sa crise climatique, la déforestation, l'épidémie, les déplacements de populations, les guerres entre les peuples. Ces allers-retours entre le Moyen Age du livre et notre année 2020, et l'impression que les mêmes problèmes se posent, loin de me décourager, m'a rassurée. Un homme avait trouvé une solution, une façon de vivre respectueuse, il a pu la mettre en application, et elle a fait ses preuves. 
S'il l'a fait en 1485, c'est que c'est possible ! 

La dernière recommandation "ne rien attendre des puissants" résonne aujourd'hui en moi de façon très aïgue. En effet, je sors du film " Dark Waters " (histoire vraie du combat d'un avocat assez seul, contre la grande firme DuPont qui depuis des années empoisonne le sous sol et les habitants avec un produit hautement polluant)....et le héros, à la fin du film, emploie pratiquement les mêmes mots !

Je vous laisse découvrir la destinée de ce peuple "Bishnoïs", qui avait déjà profondément intégré que la Terre n'était pas inépuisable, et qu'il fallait en prendre grand soin. 
Sur le lien suivant, vous retrouverez une interview d'Irène Frain nous expliquant sa recherche, et sa passion pour ce peuple du désert:  Lien vidéo.



Livre : "La forêt des 29" Irène Frain, édition poche j'ai lu.