dimanche 23 janvier 2022

Formes de glace.

La journée était givrée. Pas assez pourtant pour que l'ensemble de la cascade, comme nous l'avions espéré, soit pris dans une féérie de glace. Nous décidâmes tout de même de poursuivre notre balade en prenant le sentier abrupt qui remonte la chute d'eau et longe ensuite le cours de la rivière...et nous ne fûmes pas déçus !
 

 

Pour donner une échelle à cette cascade, j'ai agrandi cette même photo et nous pouvons sur la gauche, repérer une forme en anorak bleu clair (la seule personne croisée) qui regarde le paysage du parapet supérieur.  

 

Ici un rideau de porte s'ouvre sur une petite anfractuosité sombre.


Là, un entrelacs de fines brindilles a pris un volume impressionnant.



"La roche pleure" comme on dit par ici.



 

Un petit orgue et ses tuyaux semblent attendre leur heure pour chanter.

 

Le moindre obstacle se mettant en travers de la rivière est paré de glace .

 

La méduse échouée.


Le plus bel ensemble à nos yeux, sur un arrière plan de stalactites....

... l'oiseau peine à prendre son envol, figé par le gel....

 ...et ce tronc, posé en barrage...

....est magnifiquement perlé !

 

Le groupe de pénitents, serrés les uns contre les autres, frôlent de leurs jambes frêles le tumulte de l'eau.



 

Au pied de l'arbre accroché au sommet de la vallée encaissée, les grandes orgues reçoivent les derniers rayons du couchant,


alors qu'à nos pieds, s'installe déjà le crépuscule sur les branchages statufiés.


 
Un dernier regard, très haut, sur la roche orangée au couchant. 
Il est temps de revenir sur nos pas et de rentrer.



lundi 3 janvier 2022

Souhait .

  "S'accorder au vivant".

 


Patrick Chamoiseau, sur France Culture.

"A quoi pensez-vous le matin ? "

"J'essaye de ne penser à rien, de libérer mon esprit autant que possible du vacarme habituel (…) Césaire disait que la misère de beaucoup d'hommes, c'est qu'ils ne savent pas se faire arbre ou devenir fleuve. Je crois que nous avons à sortir de la verticalité de notre humanisme. Cette verticalité qui nous a coupé du vivant. Je pense que, de temps en temps, il faut non seulement parler au nom des arbres, des animaux et de tout le non-humain, mais aussi, très souvent se faire nous-mêmes non-humains. Nous devons reconsidérer le rapport au vivant. Dans la pensée animiste, le devenir non-humain était plus évident. Nous, nous l’avons perdu, mais on y revient, sur des bases scientifiques, mais on y revient quand même. Le silence de l'esprit que l'on obtient quand on s'accorde au vivant est la source, me semble-t-il, de l'acte de création."
 
Patrick Chamoiseau, écrivain français, originaire de la Martinique, prix Goncourt 1992 pour son roman "Texaco" .
 
 
Je vous souhaite une Année Nouvelle douce et joyeuse, 
puisant la paix au cœur de notre belle Nature 
et réglant nos pas sur son tempo. 
Claudie.

Photo perso . Atlantique. été 2021.